Un conseil avec le surveilleur d'image
asnierois.info | Mardi 13 juillet 2010 à 23:43 | Conseil municipal
Imaginez un conseil municipal (celui du 12 juillet) où l'opposition commence à voter non, puis déclare un truc du style : «Si ça peut vous faire plaisir, on va voter oui.» Ça se passe à Asnières et nulle part ailleurs. Imaginez un député récidiviste (deuxième mandat !), le Toon soi-même de sa personne et sa Dame, conseillère régionale récidiviste (deuxième mandat) qui quémandent les chiffres du chômage qu'ils ont pourtant en leur possession et qu'ils devraient connaître, vu leurs heures de vol. Ça se passe à Asnières et nulle part ailleurs.
Il faut dire que le Toon est un grand avocat qui a obtenu sa toge dans un baril d'Assemblée nationale - qui blanchit plus blanc que blanc (bientôt la transparence ?). Et il est fort occupé, notre UMP de Toon. Chéri d'un grand cabinet fournisseur de la Ville du temps de sa mandatitude monarquesque de Maire, notre baveux a une riche clientèle dont il veille à l'image sur internet. L'image, l'image, l'image : le paraître et le bling-bling. On l'a connu avocat de l'ancien vice-président du Zaïre, Jean-Pierre Bemba, (RD du Congo si vous préférez). Il s'occuperait désormais, selon Jeune Afrique, de «Papa Wemba [...qui] vient de charger l’avocat français Manuel Aeschlimann de surveiller son image. Estimant avoir été sali dans les médias après son implication dans une affaire de trafic de visas, en 2003, le chanteur congolais (RD Congo) veut éviter que le scénario ne se reproduise.»
Et l'on voit ses troupes s'égayer dans des sentines étonnantes, telle cette question sur l'implantation d'une antenne SFR™ sur un immeuble dont les décisions du conseil aeschlipathe entre 2007 et début 2008 (un coup oui, un coup non), ont fait condamner la Ville et ordonner la pose de ce nid de micro-ondes sur la tête de braves gens. Le Toon et son équipe ont agit plus que maladroitement, mais c'est à la nouvelle majorité d'encaisser ? Un foutage de gueule de plus contre l'intérêt, le confort, la santé des Asniérois.
Mais qu'est-ce que c'est pénible (pathétique a dit Sébastien Pietrasanta), de subir l'avachissement du Toon sur sa chaise et la voix de crécerelle métallique de Madame. Une Madame qui se prend pour un prof (elle est à bonne école avec Papa) et qui assène des leçons fines comme une poignée de gros sel. Mais quel intérêt toutes ces vociférations ? Avec à peine deux mandats d'absentéisme mesuré à l'Assemblée nationale, le Toon est assuré de toucher plus de 4000 euros de retraite. C'est chouette d'entendre des leçons de la part de professionnels du mandat électoral qui ne connaissent la valeur Travail que par oui-dire. Les Asniérois exténués de travail le soir sauront apprécier, subir leur dette (180 millions d'euros) et travailler jusqu'à 62 ans et plus, jusqu'à en crever. L'opposition toonesque ? Que du bonheur.
Enfin, notre surveilleur d'image toonesque veille également à la sienne en distillant chichement des sommes de sa réserve parlementaire à telle ou telle association. Fort heureusement le public (comme a dit l'autre jour Sarkozy chez Pujadas) ou plus sérieusement, les citoyens et les électeurs ne sont pas dupes : il a été hué au théâtre en juin dernier. La vigilance continue.
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